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S’orienter dans les fonds

Les documents d’archives ne sont généralement pas classés suivant une logique thématique, comme cela est le plus souvent le cas en bibliothèque, mais en fonction de leur provenance, c’est-à-dire de la personne ou de l’organisme ayant produit ces archives. Il est donc fréquent de trouver, dispersés dans plusieurs fonds ou séries, des dossiers se rapportant à un même sujet. Par exemple, l’étude d’un bâtiment pourra s’appuyer en premier lieu sur les archives de la commune concernée. Mais il est possible qu’un dossier concernant ce même bâtiment soit conservé dans les fonds de la préfecture, que des plans ou photographies le représentant se trouvent dans les fonds iconographiques, qu’il ait fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques, ou qu’un chercheur lui ait consacré une étude…

La recherche en archives nécessite ainsi, afin de ne négliger aucune piste, de se familiariser avec le cadre de classement des documents, et avec les grandes catégories d’archives. Ces catégories sont pour la plupart déterminées suivant un critère chronologique (à quelle date les documents ont-ils été créés ?). D’autres sont cependant définies en fonction de critères juridiques (les documents ont-ils été créés par une personne publique ou privée ?) ou en fonction de la nature des documents (séries consacrées aux documents iconographiques, aux documents numérisés, etc.) : ces séries qui couvrent généralement une large période chronologique sont utiles à de nombreuses recherches.

Archives anciennes (avant 1790)

Les archives anciennes (avant 1790) regroupent les fonds de l’administration civile (justice royale et seigneuriale, intendance) et des institutions ecclésiastiques (évêché, abbayes, collège) d’Ancien Régime, ainsi que les titres de familles mis sous séquestre lors de la Révolution. Elles regroupent les séries d’archives B à D (la série A, consacrée aux actes du pouvoir souverain, n’existe pas aux Archives départementales de la Haute-Vienne), G à I, ainsi que les sous-séries 1 E et 2 E. Il s’agit d’archives publiques. C’est au sein des archives anciennes que sont conservées la majeure partie des sources de l’histoire du département avant la Révolution.

Archives de la période révolutionnaire (1790-1800)

Elles se limitent à la série L, qui regroupe la quasi-totalité des archives publiques produites dans le département au cours de cette période. La coupure chronologique avec les archives de la période suivante n’est cependant pas toujours stricte, et on trouvera dans les séries modernes quelques documents se rapportant à la fin de la période révolutionnaire. En outre, la sous-série 1 Q, classée parmi les archives modernes, contient essentiellement des documents relatifs aux biens séquestrés à la Révolution.

Archives modernes (1800-1940)

Elles contiennent les archives publiques émanant des différents services administratifs du département entre 1800 et 1940, regroupées dans les séries K, M à V et Y à Z. Contrairement aux règles désormais en vigueur dans les Archives départementales, ces séries correspondent à des classements thématiques (affaires militaires, justice, administration générale du département, cultes), et peuvent regrouper un ou plusieurs fonds : la recherche s’y effectue donc en premier lieu par sujet. Quelques-unes de ces séries dépassent le strict cadre chronologique assigné aux archives de la période moderne : on citera notamment les fonds des Hypothèques et de l’Enregistrement (jusqu’en 1956). En outre, si la coupure chronologique entre les archives modernes et contemporaines s’effectue en théorie à la date du 10 juillet 1940, nombreux sont les registres et les dossiers qui n’ont pu dans les faits être scindés à cette date exacte. En règle générale, un dossier est classé dans les séries modernes lorsque la date du document le plus ancien est antérieure au 10 juillet 1940.

Archives contemporaines (depuis 1940)

Créée dans les Archives départementales en 1979, la série W contient l’intégralité des archives publiques produites dans le département à compter du 10 juillet 1940. Les documents y sont répartis en versements, dont plusieurs peuvent concerner une même administration. La série W couvre tous les domaines de l’action administrative en Haute-Vienne (services de l’État, Conseil général). Limoges étant en outre le siège de services à compétence régionale, on y trouvera également des sources relatives aux départements de la Corrèze et de la Creuse. L’intérêt des archives contemporaines, comme d’ailleurs celui des archives modernes, dépasse largement leur cadre chronologique, puisque l’on y trouvera (un exemple parmi d’autres) les dossiers du service des Monuments historiques, riches en informations sur l’histoire des édifices civils ou religieux du Moyen Âge au XXe siècle…

État civil

La sous-série 3 E regroupe l’ensemble des registres d’état civil provenant de la collection du greffe. Ils sont versés aux Archives départementales à l’issue d’un délai de 75 ans à compter de leur date de clôture. La collection du greffe est complétée par la collection communale, conservée pour partie dans les communes et aux Archives départementales.

Archives notariales

Les minutes des notaires sont des documents publics, versés aux Archives départementales à l’issue d’un délai de 75 ans (la situation est cependant très variable suivant les études). Les plus anciennes conservées en Haute-Vienne remontent au début du XIVe siècle, mais ce n’est qu’à partir du XVIIe siècle que l’on dispose de séries conséquentes. La richesse des actes notariés pour tous les domaines de la recherche historique est bien connue : testaments et contrats de mariage, acte de vente et baux, marchés de construction constituent autant de sources indispensables, entre autres, à toute recherche en généalogie et en histoire locale.

Archives communales

Les archives des communes de moins de 2 000 habitants peuvent être déposées aux Archives départementales, à l’issue de délais variant entre 150 ans (état civil) et 100 ans (autres documents). Ces archives indispensables à l’étude de l’histoire locale éclairent tous les domaines de l’action administrative communale : administration générale (registres de délibération), population et économie, finances, affaires militaires… Elles sont classées suivant un cadre de classement qui leur est propre.

Archives hospitalières

La sous-série H Dépôt (nommée, en Haute-Vienne, H Supplément pour la partie antérieure à la Révolution), regroupe l’ensemble des archives des établissements hospitaliers du département, du Moyen Âge à nos jours. Elles sont classées suivant un cadre de classement qui leur est propre. Particulièrement riches pour ce qui concerne les établissements de Limoges, elles constituent bien entendu la principale source de l’histoire des pratiques médicales, mais sont également d’une grande utilité pour l’histoire sociale. En ce qui concerne l’Ancien Régime, elles éclairent l’histoire des pratiques religieuses et l’histoire foncière, car les établissements hospitaliers, bénéficiaires de nombreuses donations pieuses, faisaient partie des grands propriétaires fonciers.

Archives privées

Les archives privées constituent un contrepoint indispensable à la perception administrative caractérisant les archives produites par les administrations. La richesse de cette série couvrant toutes les périodes historiques réside dans sa variété : fonds de familles, d’entreprises, d’association ou d’érudits fournissent autant d’informations sur des sujets échappant pour leur plus grande part aux compétences de l’action administrative : le fonds d’une association, comprenant ses dossiers de travail, constituera bien entendu une source plus riche que le dossier de subvention qui sera bien souvent la seule source la concernant dans les fonds d’archives publiques… Par ailleurs, les fonds d’archives privées prennent dans certains cas la suite de fonds publics : c’est le cas par exemple des archives cultuelles, publiques jusqu’à la loi de séparation des Églises et de l’État de 1905, privées depuis lors.

Il n’est guère d’étude historique qui puisse se passer, même ponctuellement, d’un recours aux archives privées : les pièces isolées (1 J), les mémoires et manuscrits de chercheurs (40 J) touchent aux sujets les plus divers. Les fonds d’érudits permettent au chercheur d’aujourd’hui de bénéficier des apports des travaux de ses prédécesseurs et de gagner de ce fait un temps précieux. La consultation des répertoires des séries F et J constitue ainsi, quel que soit le sujet et la période chronologique d’une recherche, une démarche à ne pas négliger.

Autres séries

Ces séries, qui mêlent archives publiques et privées, ont été constituées en fonction de la nature des documents qui y sont contenus. Il s’agit des documents iconographiques (Fi), microfilmés (Num) ou microfilmés (Mi). Elles se caractérisent par la grande variété des thèmes traités. Si la série Fi, dans laquelle sont conservés photographies, cartes postales, plans, estampes et gravures, est généralement bien connue des chercheurs, la série Mi est moins exploitée. Elle contient cependant des reproductions de nombreux documents relatifs à la Haute-Vienne conservés en mains privées ou dans d’autres établissements culturels (Archives nationales, Bibliothèque nationale de France, services départementaux et municipaux d’archives), dont la consultation à Limoges peut permettre d’économiser des déplacements.


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